Raphelson
Hold This Moment Still, intimait Raphelson il y a cinq ans sur un premier album solo, dont l'acoustique gracieuse déroulait des ballades folk-rock aux beautés venimeuses. Pour sa deuxième escapade, le chanteur romand du quintette pop Magicrays reprend une sublime tangente avec Everthing was story, story was everything. Entre crève-coeur et minuscule bonheur, introspection et contemplation, ce répertoire aux charmes feutrés charrie davantage d'airs enjoués que de mises à nu. Portées à bout de voix frémissante, les chansons peaufinées une fois encore à l'aide du producteur et multi-instrumentiste John Parish (PJ Harvey ou Eels) croiseront en avant-première les cordes du quatuor Barbouze de chez Fior ou les ondes Martenot de Christine Ott. Pour de fragiles réorchestrations.
Swiss singer of pop quintet Magicrays presents a preview of Everything was story, story was everything, a sublime second solitary foray. Between introspection and contemplation, it is a charmingly mellow repertoire that, this time, carries more cheerful tunes than sombre soul-barings.
Cascadeur
Des profondeurs à la mise sur orbite. Cascadeur, homme-orchestre masquant son visage sous un casque de pilote de chasse de l'armée chinoise et une cagoule de catcheur, est une magnifique révélation 2011. Son premier album, The Human Octopus, synthèse de trois disques autoproduits depuis 2005, diffuse une aérienne mélancolie electro-pop. Dans son espace de jeu stratosphérique, on croise Radiohead, Jeff Buckley ou Patrick Watson. Une manière de lyrisme affecté, d'introspective fragilité et de classicisme ardent. Ce Cascadeur lauréat du concours CQFD 2008 du magazine Les Inrocks a façonné un précieux répertoire où piano, cordes ou chorale enfantine alunissent volontiers. En quête d'évasion et de sensation, Cascadeur projette sur scène des séquences d'images oniriques en écho à son art sidéral.
From the depths of the ocean to a launch into orbit, Cascadeur, a one-man-band who hides his face under a military fighter pilot’s helmet and wrestling headgear, is one of 2011’s great revelations. His first album,The Human Octopus, is imbued with soaring, sidereal electro-pop melancholy.
Raphelson:
En invité
Ondiste Christine Ott
Vibraphone & percussions Olivier Maurel
Quatuor Les Barbouze de chez Fior
Annick Roday (violon), Camille Stoll (violon), Laurence Crevoisier (alto), Sara Oswald (violoncelle)
Piano, guitare Sandro Lisci
Contrebasse Vincent Bertholet