La Bâtie - Festival de Genève - 2011

PRÉSENTATION

Ils regardent la société les yeux dans les yeux, la sondent au plus profond, la montrent sans concession. Les artistes qui composent La Bâtie 2011 sont plus attentifs au monde, plus lucides et plus incisifs que jamais. Venus de partout, du nord ou du sud africain, du continent américain, de toute l’Europe comme de Suisse et de Genève, ils nous offrent une multitude de regards marquants. A leur tête, un phénomène de la danse contemporaine, grand Invité de l’année : Boris Charmatz, qui vient avec une création, un duo de légende et une installation. A sa suite, une liste de fortes têtes, célébrées déjà ou en passe de l’être : la foudroyante Angélica Liddell, le prémonitoire Fadhel Jaïbi, le radical Kornél Mundruczó, le grailleur de mythes américains Richard Maxwell, la toujours intense Meg Stuart, et last but not least, les intemporels Tindersticks. Autant de promesses de vertiges.

CRÉATION ESPAGNOLE
Mis à l’honneur en cette Bâtie 2011, les artistes contemporains espagnols apparaissent dans toute leur force et leur capacité de crier, de se révolter, d’oser des formes nouvelles. Angélica Liddell vient avec deux spectacles qui ont chamboulé Avignon. Rodrigo García continue son combat de toujours contre la sclérose spirituelle de nos sociétés tout en osant le registre pictural et intime. Los Torreznos se transforment en métronome humain pour graver le passage du temps dans notre chair. La Fondation hispano-genevoise Abanico fête mille artistes programmés en 20 ans. Une liste loin d’être exhaustive.

MEDIAS-MIXTES 
Déplacer le public à travers des écouteurs, poser des hauts-parleurs sur la peau des spectateurs, épier des enfants qui se regardent eux-mêmes derrière des vitres sans tain : d’année en année, l’art scénique ne cesse d’inventer de nouvelles pistes multimédias. En créant un jeu de miroirs à directions multiples, Gob Squad & CAMPO transforment des adultes en voyeurs d’enfants qui se regardent vieillir. En branchant littéralement les spectateurs à leur univers sonore, Lynn Pook & Julien Clauss métamorphosent le corps de chacun en réceptacle musical. En posant des questions faussement innocentes à des spectateurs isolés par des écouteurs, Roger Bernat révèle la géographie sociale et psychologique de son public. En créant un choc entre âge préhistorique et vidéo, entre corps de chair et corps virtuel, Steven Cohen interroge les progrès de l’humanité.

MINI-BÂTIE
Assister à un spectacle dans un bus, regarder des objets voler comme par enchantement, voir apparaître des monstres : il y a comme un air de magie dans La Bâtie des enfants 2011. La compagnie Ubus théâtre propulse un grain de sable à travers l’univers, YoungSoon Cho Jaquet fait du transformisme avec une couverture, Mami Chan égrène des berceuses pop rêveuses dans un village tout en ombres chinoises, la compagnie Exos raconte la supraconductivité avec un parcours de lévitation. Quant aux ateliers enfants, on en compte pas moins de cinq. Dans l’un, les petits transforment leur doudou en Godzilla. Dans un autre, ils fabriquent des masques avec des ronds et des carrés. Un programme plein de doux rêves.

 

MySQL: 0.0024 s, 2 request(s), PHP: 0.3042 s, total: 0.3066 s, document retrieved from cache.

PANIER vide