Le 4 sept à 15h30 à la Villa Bernasconi, Angélica Liddell rencontrera le public pour discuter de son travail. Modérateur: Mathieu Menghini, chargé d'enseignement en histoire et pratique de l'action culturelle à la Haute école de travail social, Genève.
Il est cynique, baroque, maniériste, exhibitionniste, manipulateur, criminel. Passé maître dans l’art de camoufler ses horreurs, il exploite les faiblesses des gouvernements, érige la crainte en fondement de la sécurité, utilise la démocratie tout en la piétinant. Bref, le Richard d’Angélica Liddell, petit-fils du tyran shakespearien, est un monstre comme on croit parfois qu’il n’en existe plus, et pourtant si. Avec une hargne et une impudeur sans tabou, l’auteure et metteure en scène madrilène livre une incarnation du mal sortie tout droit des enfers. Elle y balance autant de crachats, de râles et d’obscénités que de vérités qui percent les tympans. Une performance physique phénoménale qui flirte avec le body art.
A cynical, manipulative monster, a master of the art of camouflaging his horrors, tramples on democracy and goes unpunished. Madrid-born Angelica Liddell reinvents the Shakespearian tyrant in a physical performance that is akin to body art.
A voir aussi
La casa de la fuerza, Angélica Liddell, ve 9 & sa 10 sept, Château Rouge/Annemasse
Texte, mise en scène, scénographie et costumes
Angélica Liddell
Interprétation
Angélica Liddell, Gumersindo Puche
Production exécutive
Gumersindo Puche
Lumières
Carlos Marquerie
Assistant lumières
Félix Garma
Son
Félix Magalhães
Régie
Carmen Menager
Assistantes de production
Maria José Fernández, Mamen Adeva
Traduction
Christilla Vasserot