On entend d’abord des accents andalous, puis on s’aperçoit qu’on identifie un rythme tsigane sur lequel se faufile une mélodie arabe chantée par une voix qui évoque tout autant les plaines de Roumanie que les pasionarias flamencas. C’est le tour de force de ce groupe grenoblois : réussir à métisser trois cultures musicales fortes et populaires sans les dénaturer. Avec la voix quasi transformiste de sa chanteuse Laetitia, Imaz’Elia parvient même à transformer le flamenco, la musique tsigane et le style arabe en un genre nouveau qui mérite un nom à lui tout seul (avis aux amateurs). Un modèle de métissage. Carried by a voice that evokes Romanian plains and Andalusian pasionarias, they blend flamenco, gypsy music and Arabian melodies to create a unique genre. A model of hybrid music.