Il a inventé une langue connue et pratiquée de lui seul, avec un vocabulaire, une grammaire, un nom : le klokobetz. Kälin Bla Lemsnit Dünfel Labyanit, titre de son deuxième album, veut dire « Le chien mort mais pas le renard ». Labyala Nosfell est-il fou ? Sans aucun doute, mais sa folie appartient à celle des génies sortis d’une bouteille. Elle est propice à l’émerveillement, à l’invention, à la poésie. Elle a surtout généré une musique totalement à part. Exclusivement composé de cordes (guitare, basse, violoncelle), son univers sonore croise la musique contemporaine, le folk, le blues, le funk, le scat, la musique africaine. Ses paroles racontent un pays imaginaire, la Klokochazia, où habitent chevaliers, vieux sages et rois tristes. Quant à sa voix… Comment fait-il pour passer instantanément d’imprécations gutturales caverneuses à des envolées suraigues cristallines ?
A fascinating singing eccentric who tells tales of old sages and sad kings in an unknown language over compositions inspired by contemporary, folk, blues, scat and African music.
Nosfell
Pierre Le Bourgeois
William Lopez