Le Rebelle
de King Vidor (1949)
USA
Lu 3 sept à 20h30
Auditorium Fondation Arditi
114',
V.O. S.-T français/allemand
CHF. 8.-, 6.-
C’est d’abord le film le plus fou d’un des plus grands cinéastes de l’ancien Hollywood. Grande histoire d’amour, superbe document sur le journalisme et l’architecture, The Fountainhead réunit un trio de personnages paroxystiques menés par une passion radicale de l’art, une ambition mégalomane et un sens de l’honneur funeste. Gary Cooper y est au mieux de sa forme dans le rôle de l’architecte génial, vraisemblablement inspiré de Frank Lloyd Wright. Mais l’intérêt de ce film, c’est aussi un mémorable morceau de bravoure rhétorique. Pendant un procès final, le héros défend son individualisme radical dans un discours-fleuve. Six minutes, c’est très long pour une seule scène, c’est même très loin de tous les canons filmiques. Il fallait sans doute bien ça pour plaider la cause de l’Art contre la compromission.
A great love story, a superb document on architecture and, above
all, an anthological statement in defence of art and individualism.
The power of speech illustrated by a great film-maker.
Réalisation
King Vidor
Scénario
Ayn Rand, d’après son roman
Images
Robert Burks
Décors
Edward Carrère
Musique
Max Steiner
Avec
Gary Cooper (Howard Roark), Patricia Neal (Dominique Francon), Raymond Massey (Gail Wynand), Kent Smith (Peter Keating), Robert Douglas (Ellsworth Toohey), Henry Hull (Henry Cameron), Ray Collins (Roger Enright), Moroni Olsen (membre d’un conseil d’administration), Morris Ankrum (le procureur)
Partenariat
Ciné-club de l’Université de Genève
La programmation du volet Art oratoire est conçue et réalisée avec l’Université de Genève, en collaboration avec Léman Bleu Télévision et Couleur 3.